Aquamalika : "L'eau dans les déserts"

Rencontre des peuples du désert à l'invitation du peuple Sahraoui, à Tindouf, Algérie.
Marilyn Droog, Aquamalika, Belgium
Published: 5 years, 3 months ago (09/11/2013)
Updated: 4 years, 1 month ago (10/27/2014)

Rencontre des peuples du désert

Aquamalika organise une rencontre des peuples du désert, rassemblés autour de leurs compétences millénaires pour un partage de connaissances.

La priorité ira aux échanges de bonnes pratiques en matière d'Eau et de Vie.

Les scientifiques concernés sont invités à participer comme parties intégrantes des délégations.

Thème : Les activités humaines traditionnelles pour disposer de ressources en eau (collecte, puits, ...)

Aquamalika est un lieu de rencontre de savoir-faire. Au départ, il s'agit de la reconnaissance et de la conservation des compétences millénaires des peuples des déserts à travers des rencontres de délégations et de scientifiques autour d'une même question: comment trouver, gérer et conserver l'eau des déserts, en pratique. Ces connaissances sont enregistrées et disponibles grâce aux connexions online. Les rencontres ont un objectif supplémentaire, à plus long terme: créer une académie de compétences pour que les délégations soient formées à intervenir là où les déserts avancent.

Objectifs d'aquamalika

Prendre soin d’un trésor mondial : les savoirs millénaires au sujet de l’eau.

  • honorer ceux qui ont su préserver l'Eau et la Vie jusqu'à présent et qui sont des ressources de connaissances pratiques précieuses pour l'avenir ;
  • collecter leurs compétences et les pérenniser : filmer, documenter, enseigner ;
  • transmettre le savoir-faire aux peuples où les déserts avancent.

Aquamalika offre plusieurs opportunités dans le cadre du droit à l'eau et à la vie:

  • reconnaître leur savoir-faire millénaire en matière de gestion et de conservation de l'eau (et de la vie) dans les déserts, permet d'honorer le patrimoine humain que sont les peuples des déserts, souvent relégués ou ignorés, entraînés contre leur volonté dans des conflits d'intérêts qui ne les concernent pas ( zones géostratégiques sur le plan militaire ou sur le plan de l'exploitation des ressources);
  • créer des rencontres entre eux représente une occasion de développement de leurs techniques, et donc une possibilité d'enrichissement de leurs compétences pour faire face au réchauffement climatique (parfois jusqu'à 60° au sol, en été) ;
  • rassembler leurs compétences sur un site internet, au départ de rencontres entre eux et des scientifiques permet l'accès à de nouvelles connaissances pour des mises en pratique immédiates ou pour des recherches sur un plan mondial.
Un des objectifs, à terme, est de former ces délégations à pouvoir intervenir auprès de peuples "là où les déserts avancent", pour créer les bons réflexes, développer des compétences et, si possible, par réaction aux actions entreprises, enrayer le phénomène climatique. Ce sera un nouveau type de rencontres de compétences.

Perspectives

Dans l’immédiat :
  • enrichir les compétences des peuples des déserts par des échanges, entre eux, de leurs bonnes pratiques (en workshop, lors des rencontres internationales) ;
  • valoriser ces connaissances pour qu’elles continuent d’être transmises au quotidien, p.ex. par rapport à la diminution des populations dans les espaces de vie traditionnels ou pour accroître leurs pistes de solutions face aux changements climatiques ;
  • ouvrir ce champ de compétences à l'observation scientifique ;
  • favoriser les recherches interdisciplinaires et internationales sur le sujet de l'Eau et la Vie dans les déserts, à partir de la réalité concrète des personnes dont c'est le quotidien ;
  • mettre ces compétences cumulées à la disposition de tous et plus particulièrement de ceux qui vivent là où les déserts avancent via l’Académie (en création).
A terme :
  • Créer une Académie Aquamalika, ressource pour faire face à la désertification.

Description du projet

La première rencontre aura lieu dans la Hamada de Tindouf, Algérie, avec l'appui politique de nombreuses personnalités.
Une rencontre dans le désert, autour de l'eau, à des niveaux multiples :
Pour la première édition, nous prévoyons une quarantaine de participants.

Sont invités pour la rencontre des peuples du désert : Aborigènes, Bochimans, Mexicains, Mongols, Sahraouis, Touaregs, et toutes autres personnes concernées.
  • 2 hommes et 2 femmes, dont 1 scientifique, en délégation de 4 personnes par peuple, échangent leur savoir-faire en matière de gestion de l'eau dans les déserts.
  • Les scientifiques (agronomie, climatologie...) enrichissent leur savoir de l’observation de ces pratiques et créent un réseau académique international et local au pays de la délégation.
  • Ces témoignages, filmés, documentés ou repris sous forme d'articles scientifiques, sont mis à la disposition de tous, e.a. via la médiathèque spécialisée d'Aquamalika (Français, Anglais, Espagnol, Arabe, Chinois, Esperanto - www.aquamalika.org) et autres sites de diffusion de ces informations (RAMPEDRE, UNESCO, etc.)
  • Durant les rencontres, les centres d’intérêts de tous sont orientés vers les questions de «terrain».

Encadrement scientifique d’Aquamalika

Ont actuellement déjà témoigné de leur intérêt à participer :

  • Pr Riccardo Petrella. (partenariat avec RAMPEDRE)
  • Pr Willem Van Cotthem - Botaniste, Université de Gand, Belgique
  • Pr Rachad Antonius, Sociologue - Université du Québec à Montréal, Canada

Actuellement pressentis :

  • Pr Jean-Pascal van Ypersele - UC Louvain, Belgique
  • Pr Sylvie Paquerot - Université d’Ottawa, Canada.

Encadrement du projet Aquamalika et des rencontres de terrain :

  • Coordination générale et animation de terrain :

Marilyn Droog : master en psychologie (UCL 1983), chargée d’exercice à l’Université Libre de Bruxelles en Psychologie Economique (ULB, depuis 2011), fondatrice d’Aquamalika (2000) et administratrice d’Abunde s.c.r.l. (créée en 1991).

abunde.mdroog@gmail.com

+32 (0)2 375 89 31

  • Coordination scientifique :

Drissa Kanambaye : master en lettres modernes (Université de Bamako, 2008), chercheur au Centre d’Anthropologie du Mali (2008-2010), licencié en sciences de la communication (ULB 2013).

Le budget de la première rencontre est évalué à minimum 142.400 €, maximum 166.800 €.
Cela comprend les voyages pour 40 personnes (8 à 10 délégations de 2 hommes, 2 femmes, dont 1 scientifique), l’accueil (logement, nourriture, déplacements, sécurité, etc.), l’encadrement, les traductions, les frais de préparation et de coordination.

Toute forme de mécénat ou de partenariat sera prise en considération. Merci et bienvenue !