La Commission européenne exhorte l’Italie à s’assurer que l’eau destinée à la consommation humaine est saine et propre

La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre l’Italie pour avoir manqué à son obligation de s’assurer que l’eau destinée à la consommation humaine est conforme aux normes européennes.
Commission européenne, communiqué de presse
Published: 3 years, 8 months ago (09/04/2014)
Updated: 3 years, 8 months ago (09/04/2014)

Commission européenne - communiqué de presse

Bruxelles, le 10 juillet 2014

La commission européenne exhorte l’Italie à s’assurer que l’eau destinée à la consommation humaine est saine et propre

La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre l’Italie pour avoir manqué à son obligation de s’assurer que l’eau destinée à la consommation humaine est conforme aux normes européennes. La contamination de l’eau par l’arsenic et le fluor est un problème de longue date en Italie, en particulier dans la région du Latium.

Selon la directive relative à l’eau potable, il incombe aux États membres de contrôler et d’analyser la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine, à l’aune de 48 paramètres microbiologiques, chimiques et indicateurs. Si des niveaux élevés d’arsenic ou d’autres polluants sont relevés, les États membres sont autorisés à déroger, pour une période de temps limitée, aux plafonds établis dans la directive dans la mesure où cela ne constitue pas un danger potentiel pour la santé des personnes et où il n’existe pas d’autre moyen raisonnable de maintenir la distribution des eaux destinées à la consommation humaine.

La directive prévoit la possibilité de trois dérogations en tout, chacune limitée à trois ans. Les États membres peuvent octroyer deux dérogations et, dans des cas exceptionnels, demander une troisième dérogation à la Commission. Ayant déjà obtenu trois dérogations, l’Italie n’est plus en mesure d’en solliciter.

L’objet de la période de dérogation était de permettre de trouver des solutions durables. Cependant, plus d’un an après l’expiration de la troisième dérogation, l’Italie enfreint toujours la directive.

Les dérogations octroyées sont assorties de conditions strictes visant à protéger la santé des personnes. L’Italie était notamment tenue de garantir l’approvisionnement en eau potable pour la consommation des nourrissons et des enfants de moins de trois ans. Les dérogations étaient également subordonnées à la condition que l’Italie fournisse aux consommateurs des informations appropriées sur les moyens de réduire les risques liés à la consommation de l’eau potable en question, en particulier chez les enfants. L’Italie devait par ailleurs mettre en œuvre un plan de mesures correctives et informer la Commission des progrès réalisés.

Les valeurs limites fixées pour l’arsenic et le fluor ne sont toujours pas respectées dans 37 des zones d’approvisionnement en eau du Latium. Sur la recommandation du commissaire européen à l’environnement, M. Janez Potočnik, la Commission adresse une lettre de mise en demeure à l’Italie, ce qui constitue la première étape de la procédure d’infraction.

Contexte

L’objectif de la directive relative à l’eau potable (directive 98/83/CE du Conseil du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, JO L 330 du 5.12.1998, p. 32) est de protéger la santé des personnes des conséquences néfastes de la contamination de l’eau destinée à la consommation humaine en assurant sa salubrité et sa propreté.

L’arsenic est un élément semi-métallique inodore et insipide présent sous forme de dépôts naturels dans le sol, pouvant contaminer les réserves d’eau potable. Sa présence dans l’eau à un niveau élevé peut provoquer de graves problèmes de santé, dont des lésions cutanées, des problèmes circulatoires, ainsi qu’un risque accru de cancer.

Pour plus d’informations:

Pour en savoir plus sur la politique en matière d’eau potable: http://ec.europa.eu/environment/water/water-drink/index_en.html

Voir également:

Concernant la série de décisions relatives aux infractions de ce mois, voir le MEMO/14/470

Pour en savoir plus sur la procédure générale d’infraction, voir le MEMO/12/12

Pour des informations complémentaires sur les procédures d’infraction: http://ec.europa.eu/eu_law/infringements/infringements_fr.htm

Source:

Commission européenne, "La Commission européenne exhorte l’Italie à s’assurer que l’eau destinée à la consommation humaine est saine et propre", Communiqué de presse de la Commission européenne, 10/07/2014, http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-816_fr.htm

Commentaire :

A la lecture de l'intervention de la Commission, l'Italie ne semble pas donner une priorité élevé au droit humain à l'eau de ses habitants. La fuite en avant face à ce problème de potabilité donne à voir du peu d'importance donné à la recherche d'une solution durable. Où en est-on après plusieurs semaines suite à ce rappel à l'ordre de la Commission ? Quelles mesures ont été prises pour rétablir le respect des différentes normes de potabilité de l'eau ?

La Commissione sollecita l’Italia a garantire che l'acqua destinata al consumo umano sia salubre e pulita

La Commissione europea apre una procedura di infrazione nei confronti dell’Italia per la sua incapacità di garantire che l'acqua destinata al consumo umano sia conforme alle norme europee.
Commissione europea, Comunicato stampa
Published: 3 years, 8 months ago (09/04/2014)
Updated: 3 years, 8 months ago (09/04/2014)

Commissione europea - comunicato stampa

Bruxelles, 10 luglio 2014

La commissione sollecita l’Italia a garantire che l'acqua destinata al consumo umano sia salubre e pulita

La Commissione europea apre una procedura di infrazione nei confronti dell’Italia per la sua incapacità di garantire che l'acqua destinata al consumo umano sia conforme alle norme europee. La contaminazione dell'acqua da arsenico e fluoro è un problema annoso in Italia, in particolare nel Lazio.

La direttiva sull’acqua potabile impone agli Stati membri di controllare e testare l'acqua destinata al consumo umano in base a 48 parametri microbiologici e chimici e indicatori. Se si riscontrano nell'acqua livelli elevati di arsenico o di altri inquinanti, gli Stati membri possono derogare per un periodo limitato di tempo ai valori limite fissati dalla direttiva, purché la deroga non presenti un potenziale pericolo per la salute umana e l'approvvigionamento delle acque destinate al consumo umano nella zona interessata non possa essere mantenuto con nessun altro mezzo congruo.

La direttiva consente al massimo tre deroghe, ciascuna limitata a tre anni. Gli Stati membri possono derogare due volte e, in casi eccezionali, possono chiedere alla Commissione una terza deroga. All'Italia sono già state concesse tre deroghe e non è possibile autorizzarne altre.

Il periodo di deroga era finalizzato a consentire di trovare soluzioni durature. Tuttavia, più di un anno dopo la scadenza della terza deroga, l’Italia continua a violare la direttiva.

Le decisioni di deroga stabiliscono condizioni rigorose per tutelare la salute umana. All’Italia era stato chiesto di assicurare che fosse disponibile l'approvvigionamento di acqua salubre destinata al consumo da parte dei neonati e dei bambini fino all’età di tre anni. Le deroghe erano subordinate al fatto che l'Italia fornisse agli utenti informazioni adeguate su come ridurre i rischi associati al consumo dell'acqua potabile in questione e, in particolare, i rischi associati al consumo di acqua da parte dei bambini. L’Italia era tenuta inoltre ad attuare un piano di azioni correttive e a informare la Commissione in merito ai progressi compiuti.

I valori limite per arsenico e fluoro non sono ancora rispettati in 37 zone di approvvigionamento di acqua in Lazio. Su raccomandazione del Commissario per l’Ambiente Janez Potočnik, la Commissione invia una lettera di costituzione in mora all’Italia, la prima fase formale della procedura di infrazione.

Contesto

Obiettivo della direttiva sull'acqua potabile (direttiva 98/83/CE del Consiglio, del 3 novembre 1998, concernente la qualità delle acque destinate al consumo umano - GU L 330 del 5.12.1998, pag. 32) è la tutela della salute umana dalle conseguenze negative delle contaminazioni delle acque destinate al consumo umano, garantendone la salubrità e la pulizia.

L’arsenico è un elemento semimetallico, insapore e inodore, presente in natura, che può essere rilasciato nell'acqua potabile dai depositi naturali presenti nel terreno. Livelli elevati nell'acqua possono provocare gravi problemi di salute, tra cui lesioni dell’epidermide, problemi di circolazione e un aumento del rischio di cancro.

Per ulteriori informazioni

Maggiori informazioni sulla politica in materia di acqua potabile: http://ec.europa.eu/environment/water/water-drink/index_en.html

Vedasi anche:

Sul pacchetto delle decisioni relative alle infrazioni di questo mese, cfr: MEMO/14/470

Sulla procedura di infrazione in generale: MEMO/12/12

Per ulteriori informazioni sulle procedure di infrazione: http://ec.europa.eu/eu_law/infringements/infringements_it.htm

Fonte

Commissione europea, "La commissione sollecita l’italia a garantire che l'acqua destinata al consumo umano sia salubre e pulita", Commissione europea, Comunicato stampa, 10/07/2044, http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-816_it.htm

Commento

Alla lettura dell'intervento della Commissione europea, l'Italia non sembra aver dato una grande priorità all'effettiva realizzazione del diritto umano all'acqua per tutti i suoi abitanti. La fuga dalla realtà, non lascia sperare nella ricerca di soluzioni durevoli. Ci si puo' già chiedere dopo alcune settimane dal richiamo della Commission quali misure sono state prese dal governo italiano ed i poteri pubblici responsabili per ristabilire il rispetto delle norme di potabilità dell'acqua?