« Rio+20 » a représenté un moment difficile pour le droit humain à l'eau.

« Rio+20 », le 3ème grand sommet de l'ONU de juin 2012 sur le développement et l'environnement n'a rien porté de nouveau sur le front du droit à l'eau.
Riccardo Petrella, IERPE, Belgium
Published: 5 years, 8 months ago (06/25/2012)
Updated: 3 years, 8 months ago (06/12/2014)

« Rio+20 », le 3ème grand sommet de l'ONU de juin 2012 sur le développement et l'environnement n'a rien porté de nouveau sur le front du droit à l'eau. Pire, il a fallu attendre jusqu'aux derniers jours avant l'ouverture du sommet officielle du sommet pour que le Canada soit le dernier pays à abandonner la requête de ne pas mentionner le droit humain à l'eau dans le document final.

Au fait, la bataille a été dure contre la tentative de certains pays occidentaux notamment le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada, voire le Danemark, d'effacer toute référence au droit humain à l'eau dans la résolution finale de « Rio+20 ».

Dès les premières ébauches du document de « Rio+20 », les pays qui avaient voté contre la résolution de l'ONU du 28 juillet 2010 reconnaissant le droit à l'eau potable et à l'assainissement comme un droit humain, ont cherché à jeter aux oubliettes ce grand pas en avant qu'avait représenté la résolution onusienne et qui avait mis fin à plus de 60 ans de lutte pour que, enfin, la communauté internationale reconnaisse l'accès à l'eau comme un droit humain universel, indivisible et imprescriptible.

La « bataille » pour le droit à l'eau, à l'occasion de « Rio+20 », confirme que les Etats forts du monde occidental sont prêts à tout faire pour ne pas se soumettre aux décisions prises par la majorité des Etats du monde qui seraient contraires à leurs propres intérêts en tant qu'Etats dominants.